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Information importante !

A partir du 19 mai le FacLab rentrouvre ses portes sur inscription via contact@faclab.org

 

Peux-tu te présenter un peu ?
Je m’appelle Pierre GORSES, j’ai 59 ans. J’ai travaillé de nombreuses années dans le monde automobile. J’organisais et je participais à des essais de développement et de mise au point sur de nouveaux véhicules.
Passionné depuis toujours par le maquettisme et plus précisément par le modélisme ferroviaire et automobile, je pratique cette activité en association depuis longtemps.
J’ai eu l’opportunité d’en faire mon métier il y a un an environ

Comment es-tu arrivé au Faclab ?
Je suis arrivé ici un peu par hasard, j’ai entendu parler du Faclab au cours d’une expo modéliste à laquelle je participais à Meursault en Bourgogne en décembre 2016.
J’ai poussé la porte en mars 2017, j’ai été séduit par l’esprit positif et la diversité des projets encouragés avec bienveillance.

Au-delà de l’aménagement des locaux en cours, la mise en pratique des « techniques numériques » associées à plusieurs projets artistiques démontrait une ouverture d’esprit peu commune.
Cet environnement confiant m’a beaucoup apporté.
Dans l’esprit du co-working, c’est un lieu idéal pour construire un nouveau projet professionnel en profitant de l’expérience et en découvrant les activités des autres participants.
A chacun ensuite d’imaginer et de mettre en œuvre sa propre contribution en retour.

J’étais vraiment intéressé par la découpe laser, cette technique est très utilisée aujourd’hui dans le monde de la maquette moderne.
Après formation, pouvoir découvrir et utiliser les machines pour ses propres projets est un énorme avantage. Cela m’a permis de passer du concept à la réalité et de comprendre également le fonctionnement de ces machines, évaluer leurs performances et leurs limites.
Le plus gros travail consiste à dessiner les modèles, la plupart du temps je dessine suivant des photos issues de ma base photo personnelle.
On peut ensuite passer à la découpe des premiers prototypes et réaliser les ajustements nécessaires. Une seconde étape de découpe permet de valider les modifications nécessaires avant une éventuelle phase de production

Quels sont tes projets à venir ?
A ce jour, les prototypes des maquettes de bâtiments ferroviaires et de garages automobiles présentés à des amateurs ont reçu un accueil très favorable.
Il me reste à les finaliser en terminant les assemblages, la décoration et les finitions. Pour certains bâtiments, les intégrer dans leurs environnements définitifs.
Ce sera le travail de ces prochains mois.

Merci à Pierre pour cet interview.

Illustration : Ariane Ricard

 

Pouvez-vous vous présenter ?   

L : Je m’appelle Léopolda, j’ai 25 ans. J’ai découvert le Faclab grâce à ma mère – d’ailleurs maintenant on est connues comme le binôme mère-fille du lieu (rires) . Je ne suis pas venue pendant un moment car j’étais en Angleterre. Je suis co-fondatrice de la marque Comtesse Jojo Paris, nous sommes en résidence au Faclab depuis avril 2018 en tant qu’artisan numérique.

 

J : Du plus loin que je me souvienne, j’ai toujours su faire des choses avec mes mains, que ce soit de la couture ou du bricolage. J’ai fait pas mal de choses en couture : des robes de mariées, les costumes de Léopolda quand elle était enfant… Poussée par Léopolda j’ai décidé d’utiliser ce savoir-faire dans une entreprise personnelle.

Avant cela, j’ai travaillé un bon moment chez Yves Saint-Laurent Parfum, j’ai une expérience dans le monde du luxe.

Grâce à Adel et Paul (ndlr : des contributeurs du FacLab) j’ai découvert un revendeur de chutes de cuir. J’ai pu commencer à expérimenter des choses et faire des tests de découpe et gravure sur cuir avant de me lancer dans la maroquinerie.

 

Comment êtes-vous arrivées au Faclab ?

 

L : Josiane a vu un article de journal annonçant l’ouverture du Faclab et listant les machines disponibles sur place, dont une machine à coudre. Arrivée ici, elle a un peu déchanté car il n’y avait aucune machine à coudre à l’horizon. C’est à partir de là que Josiane a contribué à la création et au développement du pôle couture.

Moi je suis arrivée par la force des choses car je venais avec Josiane. On était principalement curieuses de savoir ce qu’était un fablab ! Depuis j’ai appris plein de choses et acquis des connaissances dans des domaines vers lesquels je ne me serais pas forcément dirigée autrement.

 

J: La proximité a aussi été un facteur important car nous habitons toutes les deux à proximité de Gennevilliers.

Le Faclab m’a apporté beaucoup de choses et m’a aidé à développer certaines compétences. Ma génération ne baignait pas dans la culture numérique, maintenant je peux dessiner et préparer mes fichiers sur ordinateur. La technologie aide pour la production et la conception. J’étais contente de découvrir un lieu sans à-priori où on peut venir par curiosité et découvrir des choses grâce au partage.

Depuis que je suis au Faclab j’ai participé à des tas de projets différents. J’ai même pu participer à un projet de veste à leds avec d’autres personnes, ça a duré environ six mois et nous avons tout fait, couture, tests, mesure du modèle… C’était le projet Bi-Cloone de Pierre Freyssinet.

 

Et si on parlait de Comtesse jojo Paris ?

 

L : Comtesse jojo Paris est une manufacture parisienne de maroquinerie spécialisée dans l’artisanat numérique et l’assemblage sans couture. La marque été créée en 2014.

 

Les cuirs que nous travaillons sont issus des retours de collections de l’industrie française du luxe.. Notre atelier résonne à l’inverse du processus traditionnel de création : les modèles sont conçus en fonction des matières disponibles, pour mettre en valeur leur caractère unique.

Nous nous assurons que les matières mises en œuvre sont upcyclées, recyclées ou fabriquées en France.

Notre style : des lignes basiques travaillées dans la plus grande frugalité avec des finitions brutes. Un objet Comtesse jojo Paris se reconnaît immédiatement ; une vague rythme la structure de chacune des pièces numérotées.

 

J’ai vaguement entendu parler de votre prochain projet, on pourrait avoir quelques infos ?

 

J : Comtesse jojo Paris sera distribuée aux Galeries Lafayette Haussmann du 29 août au 10 octobre 2018 pendant l’opération Go For Good, initiative parrainée par la créatrice engagée Stella McCartney et dédiée aux marques durables et responsables.

La sélection Go For Good concilie style et responsabilité et mettra en valeur des produits « présentant un bénéfice significatif par rapport à une production classique en matière d’environnement, de développement social ou de soutien à la fabrication française ».

 

Plus d’infos sur le site https://www.comtessejojo.com/

Instagram : @comtessejojoparis

 

                       

      Illustration : Ariane Ricard                                           

 

 

Peux-tu te présenter un peu ?

 

Je m’appelle Thierry Bornat et je viens ici depuis 3 ans. J’ai travaillé en Belgique pendant un moment, c’est là-bas que j’ai découvert l’un de premiers fablabs belges. A mon retour en France j’ai cherché sur internet un lieu équivalent en Ile-de-France, c’est là que j’ai appris l’existence du Faclab.

J’ai un passé d’automaticien dans l’automobile, c’est de là que vient mon intérêt pour la conception d’objets et de machines.

Lors de ma première année au Faclab je m’intéressais principalement à la fabrication des objets même si je n’avais aucun projet précis.

Après cela, j’ai commencé à faire des projets perso avec de la découpe laser et de l’arduino.

Désormais, ce qui m’intéresse le plus c’est la fraiseuse numérique.

 

Tu as participé au projet de ruches du Faclab, peux-tu nous en dire plus ?

 

Laurent a lancé l’idée d’avoir des ruches au Faclab. Le projet a été pris en charge par Younes, qui fait partie d’une association d’apiculteurs, et Marko, qui a suivi une formation d’apiculteur. Je suis arrivé un peu après.

J’ai participé à la formation avec Younes et Marko en octobre 2016.

Quelques mois plus tard, en mars 2017 il me semble, le Faclab a acheté des ruches ainsi que trois essaims.

Pour l’instant c’est l’hiver donc il fait trop froid pour aller ouvrir les ruches. Il fait 35°C à l’intérieur d’une ruche, on ne peut donc pas ouvrir lorsque la température extérieure est trop basse, comme c’est le cas en ce moment.

J’ai été piqué deux fois par des abeilles, de la même manière. J’ai retenu la leçon maintenant, la prochaine fois je rentrerai mon pantalon dans mes chaussettes. Les abeilles sont passées par l’une des jambes de mon pantalon et ça ne leur a pas plu de ne pas pouvoir ressortir, d’où les piqûres. Au moins, je suis désormais certain de ne pas être allergique aux piqûres d’abeilles.

 

D’où est venue cette envie de participer à ce projet ?

 

Je m’intéressais déjà aux abeilles et surtout à la possibilité de faire un ensemble de ruches connectées.

Il serait intéressant de pouvoir obtenir certaines données à distance : poids, températures, taux d’humidité…

Pour l’instant le projet est pause en Faclab mais si certaines personnes veulent rejoindre l’aventure, on relancera tout ça.

 

En dehors de ça, quels sont tes derniers projets en date ?

 

Récemment, j’ai suivi la formation sur la grande fraiseuse numérique du Faclab avec Jean-Baptiste (ndlr : un de nos fabmanagers) et appris à utiliser le logiciel Rhino.

Dans le futur, j’aimerais bien fabriquer du mobilier pour chez moi : un meuble tv avec des assemblages numériques par exemple.

J’envisage également de faire mettre un composteur dans la résidence où j’habite, je dois voir ça avec certains voisins.

J’ai aussi fait des chiens lampes au Faclab (cf. photos) ainsi qu’un tabouret, une alimentation et d’autres petites choses.

 

 

Merci à Thierry Bornat pour cet entretien.